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Delacroix et l'antique

Delacroix et l'antique

Exposition temporaire présentée au musée national Eugène Delacroix du 9 décembre 2015 au 7 mars 2016 (6, rue de Fürstenberg, 75006 PARIS) ///////////////////////////// Cette exposition au musée Eugène Delacroix offre, pour la première fois, de revenir sur les liens que l'oeuvre du grand artiste entretint avec les arts de l'Antiquité. Bien que l'Antiquité ait captivé Delacroix, le peintre n'alla jamais ni en Italie ni en Grèce : l'Antiquité de Delacroix était muséale et livresque. Ce fut à travers les collections du Louvre, du British Museum, de la bibliothèque royale mais aussi grâce aux dessins, gravures et photographies qu'il en découvrit les chefs-d'oeuvre. Pour tout artiste au XIXe siècle, l'étude d'après le modèle nu et les copies de nus antiques étaient un exercice incontournable. Si leurs proportions idéales ainsi que leur fidélité anatomique suscitaient l'admiration du peintre, il parvint toutefois à les réinterpréter dans ses propres œuvres : pour Delacroix, la copie est toujours une source d'interprétation et non d'imitation comme en témoigne ses compositions de médailles antiques. De même, il associa à la fois des variations sur l'art antique et une vision de la Grèce contemporaine, comme pour le Maroc où il lui semblait voir une Antiquité vivante. En 1857 ce fut en académicien qu'il s'installa dans son dernier logement de la rue de Fürstenberg. Pensant au décor de la façade de son atelier, il porta son choix sur des moulages d'antique commandés à l'atelier du Louvre. Balançant entre Athènes et Rome, la lutte et l'harmonie, l'instant et l'éternité, ce décor met en évidence l'appréhension savante et dialectique que Delacroix eut de l'art antique. //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// This exhibition at the Musée Eugène Delacroix looks, for the first time, at the connections between the great artist's work and the arts of antiquity. Although antiquity was a source of fascination for the painter, he never visited either Italy or Greece : Delacroix's antiquity was one he drew from museums and books. He saw the masterpieces at the Louvre, at the British Museum, at the Bibliotheque Royale and also thanks to drawings and prints and photographs. For any artist in the 19th century, sketching nudes from life and copies of ancient nudes were mandadory exercises. While the painter admired their ideal proportions and anatomical accuracy, he would reinterpret them in his own works, because, for Delacroix, the art of copying was a source of inspiration, not an effort at imitation as the artistic composition he created with ancient Greek and Roman medallions. He combinated references to ancient classical art and vision of contemporary Greece, as he did with Marocco where he felt a living Antiquity. In 1857 it was as an Academician , then, that he moved into his last place at Fürstenberg street. Thinking about the decor for the studio facade, he opted for plaster casts of several Greco-Roman sculptures, which he ordered from the Louvre workshop : he vision of Antiquity was learned and dialectical.